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Publié le 17 Août 2026

À compter du 1er janvier 2027, le diagnostic de performance énergétique (DPE) évolue. Pour les syndics de copropriété, administrateurs de biens, bailleurs, foncières et gestionnaires immobiliers, cette réforme introduit de nouvelles informations dans les rapports et renforce l’importance des données techniques transmises au diagnostiqueur.
Production d’énergie renouvelable, durée de vie des équipements de chauffage, fonctionnement à basse température, flexibilité énergétique ou encore nouvelle mention A0 : MSI Diagnostic Immobilier fait le point sur les principales évolutions du DPE 2027 et leurs conséquences pour la gestion des immeubles et copropriétés.
L’arrêté du 11 juin 2026, publié au Journal officiel le 13 août 2026, modifie le contenu du diagnostic de performance énergétique applicable aux logements et aux bâtiments d’habitation à compter du 1er janvier 2027.
Le DPE conservera ses classes énergétiques de A à G, mais le rapport intégrera de nouvelles informations permettant de mieux caractériser le fonctionnement énergétique du bâtiment.
Parmi les principales évolutions figurent :
Pour les professionnels de l’immobilier, ces évolutions confirment la place croissante des données techniques dans l’établissement d’un DPE fiable.
Dans le cadre d’un DPE collectif, la qualité du diagnostic dépend directement des caractéristiques observées lors de la visite mais également des justificatifs techniques pouvant être transmis au diagnostiqueur.
Pour les syndics et gestionnaires de copropriété, il est donc recommandé d’anticiper la collecte des documents disponibles concernant notamment :
En pratique, l’absence de justificatifs concernant certains travaux ou équipements peut limiter les caractéristiques pouvant être retenues dans le calcul réglementaire.
La préparation documentaire en amont de l’intervention constitue donc un point important pour le syndic souhaitant disposer d’un DPE collectif reposant sur le maximum de données justifiables.
Le futur DPE présentera de manière plus détaillée la production d’énergie renouvelable du bâtiment.
Le rapport devra notamment préciser la quantité totale d’énergie renouvelable produite sur site et sa part dans la consommation totale d’énergie finale.
Cette évolution concerne notamment les bâtiments équipés de :
Pour les copropriétés ayant engagé des travaux de rénovation énergétique, cette évolution permettra d’identifier plus clairement la contribution des installations renouvelables à la performance globale du bâtiment.
Le DPE 2027 devra également comporter une évaluation de la durée de vie restante du système de chauffage et, lorsqu’il existe, du système de climatisation.
Cette information présente un intérêt particulier pour les copropriétés disposant d’une chaufferie collective.
Une installation peut encore assurer correctement sa fonction tout en approchant d’une échéance de renouvellement. Cette donnée permettra donc de replacer la performance énergétique du bâtiment dans une perspective plus patrimoniale.
Pour un syndic ou un conseil syndical, elle pourra notamment alimenter les réflexions relatives :
Le DPE n’a pas vocation à remplacer une étude de maîtrise d’œuvre ou un audit technique détaillé, mais il apportera une information supplémentaire sur les équipements énergétiques du bâtiment.
Autre nouveauté importante : le diagnostic devra caractériser la capacité du système d’émission et de distribution du chauffage à fonctionner à basse température ou à une température permettant d’améliorer l’efficacité énergétique du générateur.
Cette information est particulièrement pertinente lorsqu’une copropriété envisage le remplacement d’une chaudière par une pompe à chaleur ou par un système nécessitant des températures de fonctionnement plus faibles.
La faisabilité d’un tel projet ne dépend en effet pas uniquement du générateur.
Elle peut également dépendre :
Cette nouvelle information pourra donc faciliter l’identification de certaines contraintes avant l’engagement d’études plus approfondies.
Le nouveau DPE intégrera également une information relative à la capacité du logement ou du bâtiment à adapter sa consommation électrique en fonction de signaux externes.
Cette notion, appelée flexibilité énergétique, vise notamment les équipements dont le fonctionnement peut être programmé ou piloté.
Elle peut concerner, selon les installations présentes :
L’objectif est de mieux identifier la capacité du bâtiment à adapter certaines consommations aux contraintes du réseau électrique ou aux périodes les plus favorables.
Cette information viendra compléter l’évaluation énergétique du bâtiment sans modifier, à elle seule, sa classe DPE.
Le DPE 2027 fera également évoluer la présentation des pertes thermiques liées au renouvellement d’air.
Les déperditions liées au système de ventilation seront distinguées de celles provenant de l’aération et des défauts d’étanchéité à l’air.
Cette distinction est particulièrement pertinente dans les immeubles anciens, notamment à Paris, où les infiltrations d’air peuvent avoir une influence importante sur les performances thermiques du bâtiment.
Elle permettra d’apporter une lecture plus précise de l’origine des déperditions et d’éviter de confondre les pertes liées au renouvellement d’air volontaire avec celles résultant de défauts d’étanchéité de l’enveloppe.
Le DPE 2027 introduit également une mention A0 pour certains bâtiments considérés comme à émissions nulles.
Cette mention ne constitue pas une nouvelle classe venant remplacer les étiquettes A à G.
Elle pourra être attribuée à certains bâtiments particulièrement performants respectant simultanément les critères réglementaires relatifs à leur classe énergétique et aux sources d’énergie utilisées.
Pour les bâtiments évalués selon la méthode 3CL-DPE 2021, les conditions concernent notamment la performance énergétique du bâtiment ainsi que l’absence de recours à certaines énergies fossiles pour le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire.
La mention A0 devrait donc rester réservée à une catégorie de bâtiments présentant un niveau de performance énergétique particulièrement élevé.
Pour les syndics de copropriété, il est important de distinguer le DPE collectif du projet de plan pluriannuel de travaux (PPPT) et du diagnostic technique global (DTG).
Ces prestations répondent à des objectifs différents.
Le DPE collectif permet d’évaluer la performance énergétique du bâtiment et d’identifier ses principaux postes de consommation et de déperdition.
Le PPPT permet d’établir une programmation pluriannuelle des travaux nécessaires à la conservation du bâtiment, à la sécurité de ses occupants et à l’amélioration de sa performance énergétique.
Le DTG apporte une analyse plus globale de l’état apparent des parties communes et des équipements collectifs de l’immeuble.
Lorsqu’ils sont réalisés dans une démarche coordonnée, le DPE collectif, le PPPT et le DTG permettent au syndic et au conseil syndical de disposer d’une vision plus complète du patrimoine immobilier et des investissements à prévoir.
À Paris et en Île-de-France, la réalisation d’un DPE collectif nécessite une analyse adaptée à la diversité du parc immobilier.
Les immeubles haussmanniens, constructions en pierre de taille, bâtiments en briques, copropriétés des années 1950 à 1980 ou ensembles immobiliers plus récents présentent des caractéristiques constructives et énergétiques très différentes.
Les systèmes de chauffage peuvent également être très variés :
À Paris, la présence de réseaux de chaleur, la configuration des immeubles anciens, les contraintes architecturales et l’hétérogénéité de certains équipements nécessitent une analyse précise afin de caractériser correctement le bâtiment.
La connaissance du bâti parisien et des systèmes techniques rencontrés en copropriété constitue donc un élément important dans la réalisation d’un DPE collectif exploitable.
L’entrée en vigueur du nouveau modèle de DPE au 1er janvier 2027 ne signifie pas que l’ensemble des diagnostics existants devront automatiquement être refaits.
Les DPE encore valides continueront de produire leurs effets dans les conditions prévues par la réglementation applicable.
En revanche, tout nouveau DPE établi à compter du 1er janvier 2027 devra intégrer les nouvelles dispositions réglementaires.
Pour les syndics, bailleurs et gestionnaires disposant d’un patrimoine important, il peut donc être pertinent d’identifier dès maintenant :
Cette anticipation facilite la collecte des informations nécessaires et permet de mieux organiser les diagnostics à venir.
Il convient de distinguer les nouvelles dispositions applicables en 2027 de la modification du coefficient de conversion de l’électricité déjà entrée en vigueur le 1er janvier 2026.
Depuis cette date, le coefficient de conversion entre énergie finale et énergie primaire appliqué à l’électricité dans le DPE est passé de 2,3 à 1,9.
Cette évolution a notamment modifié le classement énergétique de certains logements chauffés à l’électricité.
L’arrêté relatif au DPE 2027 ne prévoit pas de nouvelle modification de ce coefficient. La valeur réglementaire demeure donc fixée à 1,9.
MSI Diagnostic Immobilier accompagne les professionnels de l’immobilier, syndics de copropriété, administrateurs de biens, bailleurs et gestionnaires de patrimoine dans la réalisation de leurs diagnostics réglementaires à Paris et en Île-de-France.
Nous intervenons notamment pour :
Notre approche repose sur l’analyse technique du bâtiment, la vérification des équipements observables et l’exploitation des justificatifs disponibles afin d’établir des rapports précis et directement exploitables par les gestionnaires et conseils syndicaux.
Pour préparer un DPE collectif, un PPPT ou un DTG à Paris ou en Île-de-France, MSI Diagnostic Immobilier accompagne les professionnels dès la phase de collecte documentaire et d’organisation de la mission.
Les nouvelles dispositions issues de l’arrêté du 11 juin 2026 entreront en vigueur le 1er janvier 2027.
Le contenu réglementaire du DPE évolue avec l’intégration de nouvelles informations relatives notamment aux énergies renouvelables, au chauffage, à la flexibilité énergétique et aux bâtiments à émissions nulles.
Non. L’entrée en vigueur du nouveau modèle ne provoque pas automatiquement l’annulation de tous les DPE existants encore valides.
Il est recommandé de fournir au diagnostiqueur les documents disponibles relatifs aux travaux d’isolation, aux menuiseries, à la chaufferie, à la ventilation, aux équipements collectifs, aux systèmes de régulation et aux installations utilisant des énergies renouvelables.
Non. Le DPE, le PPPT et le DTG répondent à des objectifs réglementaires et techniques différents. Ils peuvent cependant être complémentaires dans le cadre de la gestion technique et énergétique d’une copropriété.
Non à ce jour. Le coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire est fixé à 1,9 depuis le 1er janvier 2026.